Une heure pour la planète et pour le ciel étoilé

Publié le par Dimitri Chuard

earth-hour-logo.jpgParticuliers, entreprises, associations et collectivités sont invités à éteindre leurs lumières samedi soir de 20h30 à 21h30 pour Earth Hour (l'heure de la terre), une initiative du WWF (Fonds mondial pour la nature) destinée à montrer l'engagement de chacun dans la lutte contre le dérèglement climatique.

A Paris, la tour Eiffel restera dans le noir pendant cinq minutes. Les autres monuments parisiens, eux, seront privés d'éclairage extérieur pendant une heure, que ce soit le Louvre, Notre-Dame, la place de la Concorde, l'Arc de Triomphe, le Sacré Cœur, l'opéra Garnier ou les ponts qui enjambent la Seine. Le palais de l'Elysée procédera lui aussi "à l'extinction symbolique pendant 60 minutes de l'éclairage des façades et des bureaux", a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.

La troisième édition se déroule dans 2.124 villes réparties dans 115 pays. En France, plus de 250 municipalités comptent se mobiliser samedi, selon le ministère de l'Écologie et WWF. C'est plus que l'année dernière, où l'association au panda avait recensé 200 villes françaises participantes.

L'événement entend "mobiliser les citoyens, les entreprises, les pouvoirs publics et les villes autour d'un geste simple, celui d'éteindre ses lumières pendant 60 minutes et ce pour marquer la volonté de tous d'agir face au changement climatique", explique Pauline Dame, chargée de la communication Earth Hour à WWF France.

A Paris, rendez-vous est donné au pied de la tour Eiffel, sur le Champ de Mars, où le chiffre 60 -comme 60 minutes- sera matérialisé par 1.600 bougies -en référence aux 1.600 derniers pandas qui restent en pleine nature à travers le monde.

Parmi les plus de 250 villes françaises participantes, le WWF France cite également Aubagnes, Bayonne, Hyères, Lourdes, Metz et Orléans. L'association estime que plus de 11 millions de Français vivent dans les localités qui tamiseront ou éteindront leurs lumières.

Lors de Earth Hour "l'année dernière, à l'échelle du territoire national, on estime qu'une économie de 1% de la consommation d'électricité métropolitaine a eu lieu", rapporte Pauline Dame. Cela équivaut à 800 mégawatts, ou 13 millions d'ampoules de 60 watts, soit la consommation moyenne en une journée d'une ville comme Lyon et avec son million d'habitants.

Cependant, les économies d'énergie, "ce n'est pas le but premier de l'événement", insiste Pauline Dame. "C'est avant tout un acte symbolique pour marquer la volonté de tous pour lutter contre le changement climatique".

 

Avec agences

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